Du 7 au 9 décembre – Bayamo
Grosses embrassades avec
Flori et Eloy qui se sont occupés de nous réserver le bicitaxi qui va nous
conduire à la gare routière où nous prendrons le car Viazul de 9h50 pour
Bayamo, à seulement 70 km de là.
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| Cespedes, le père de la patrie |
Le propriétaire de la casa
particular « Bretones », chez qui nous avons réservé une chambre pour
2 nuits, a envoyé un bicitaxi pour nous accueillir à la gare routière de Bayamo
et nous sommes installés en fin de matinée dans cette charmante chambre
d’hôtes, l’accueil est très chaleureux et nous commençons par discuter une
bonne heure autour d’un café qui nous est gentiment offert. De plus, Jose Luis,
le propriétaire, a déjà réservé pour nous un taxi qui nous fera visiter la
région demain… Nous passons l’après-midi à visiter cette jolie petite ville,
extrêmement pimpante et propre. Le soir, nous allons dîner dans un bon
restaurant de la rue Maceo, le San Salvador de Bayamo. Un petit détail, nous
n’avons pas réussi à trouver une bouteille d’eau de la journée… il n’y en avait
dans aucun des magasins dans lesquels nous sommes entrés… Il aura fallu
attendre d’aller au restaurant où nous pourrons enfin boire de l’eau et bien
entendu un petit mojito.
Le 8 décembre
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| Le jardin botanique de Cupaynicu |
Après un bon petit déjeuner dans
le patio, le taxi vient nous chercher pour nous faire découvrir la région. Nous
avons de la chance car notre chauffeur Julio, un ex-professeur d’histoire est
une mine de renseignements. Nous commençons par le jardin botanique de
Cupaynicu qui s’avère être de loin bien plus beau et mieux entretenu que celui
de Cienfuegos et de plus le guide est très intéressant, en même temps, il
enseigne le métier à un jeune qui nous accompagnera durant toute la visite.
Comme le guide voit que tout ce qu’il dit nous intéresse, la visite dure deux
fois plus longtemps que prévu… Nous en apprenons beaucoup sur les plantes et
nous espérons en retenir un peu… Ce jardin botanique tient son nom d’un arbre
particulier, le cupay, qui possède des vertus mais qui en une quinzaine
d’années étouffera un autre arbre autour duquel il va enrouler ses lianes.
D’autre part, les mêmes lianes peuvent être utilisées pour calmer les maux de
dos en les laissant sécher autour du buste, de plus, les fruits macérés dans de
l’alcool servent à lustrer les meubles… Quant à la feuille, durant la guerre
d’indépendance, elle était utilisée pour transmettre des messages qui étaient
écrits la nuit et qui se révélaient à la chaleur ou du soleil ou d’un feu
quelconque.
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| Le jardin botanique de Cupaynicu |
Après la visite du jardin botanique, Julio nous a
conduits au mirador de Guisa, dans la Sierra Maestra pour en admirer le
panorama puis nous sommes revenus vers Bayamo et il nous a présenté la ville à
sa façon, les quartiers riches, les quartiers de classe moyenne, le cuartel de
la révolution – petit musée qui rend hommage aux combattants – puis nous sommes
passés à la fabrique de calèches, où en ce moment il n’y a que des calèches en
réparation et non en fabrication… et pour finir, Julio nous a déposés devant notre
casa particular.
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| Le jardin botanique de Cupaynicu |
Après quelques minutes de repos, nous sommes allés
visiter le musée de cire dédié aux principaux personnages qui ont marqué
l’histoire de Cuba, indépendance, révolution et musique… puis nous sommes
repartis marcher et explorer d’autres facettes de la ville et observer quelques
tranches de vie.
Le dîner, dans le même restaurant qu’hier, va s’avérer
un peu décevant, ce que je vais dire au patron qui ne va pas hésiter à m’en
rembourser une partie…
Les coordonnées de notre casa particular :
- Casa Bretonnes,
Jose Luis y Amarylis (propriétaire extrêmement serviable et aimable, patio
superbe, une des meilleures casas), Calle Saco n°275 e/Rosado y Capotico – Tél.
(23)426216 – email josegb56@enet.cu
Le jardin botanique de Cupaynicu
Vue du mirador de Guisa
sur la Sierra Maestra
La cathédrale
L'hymne national cubain, la Bayamesa, paroles et musique de Pedro Figueredo
| Paroles actuelles (es) | Traduction en français |
Al combate, corred, bayameses,
Que la Patria os contempla orgullosa;
No temáis una muerte gloriosa,
Que morir por la Patria es vivir.
En cadenas vivir, es vivir
En afrenta y oprobio sumido;
Del clarín escuchad el sonido;
¡A las armas, valientes, corred!
|
Bayamais, courez au combat,
Que la Patrie orgueilleuse vous contemple;
Ne redoutez pas une mort glorieuse,
C'est vivre que mourir pour la Patrie.
Vivre enchaîné, c'est vivre,
Soumis aux affronts et à l'opprobre
Écoutez le son du clairon,
Aux armes, braves, courez!
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| Paroles retirées (es) | Traduction en français |
No temáis; los feroces iberos
son cobardes cual todo tirano
no resisten al brazo cubano
para siempre su imperio cayó.
Cuba libre; ya España murió
su poder y orgullo do es ido
¡Del clarín escuchad el sonido,
a las armas valientes corred!
Contemplad nuestras huestes triunfantes
contempladlos a ellos caídos,
por cobardes huyeron vencidos
por valientes supimos triunfar.
¡Cuba libre! Podemos gritar
del cañón al terrible estampido
¡Del clarín escuchad el sonido,
a las armas valientes corred!
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Ne craignez pas les féroces Ibères
Ce sont des lâches comme tous les tyrans
Ils ne résistent pas au bras cubain
Leur empire est tombé pour toujours.
Cuba libre ! L'Espagne est morte
Son pouvoir et son orgueil, où sont-ils ?
Écoutez le son du clairon,
Aux armes, braves, courez!
Voyez nos armées triomphantes
Voyez comme ils sont tombés
Lâches, ils ont fui, vaincus
Braves, nous avons su triompher.
Cuba libre! Nous pouvons crier
au rugissement terrible du canon
Écoutez le son du clairon,
Aux armes, braves, courez!
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Tranches de vie : différentes sortes de wawas
(transport collectif), camions, voitures, arrêtés par la personne en jaune qui
gère ce type de transport…
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