24/26 nov. – Sancti Spiritus

Du 24 au 26 novembre – Sancti Spiritus, renouvellement du visa.

Nous rejoignons à pied la gare routière Viazul pour le bus de 10 heures qui va nous conduire à Sancti Spiritus à 70 km de Trinidad, environ 1 heure de route.
Daniel s’énerve un peu dans la salle d’attente contre 4 touristes allemands qui parlent très haut… et ça se calme un peu…
Séance barbier
Quand nous arrivons à Sancti Spiritus, nous prenons un taxi pour rejoindre la Casa Azul qui va nous héberger durant 2 nuits. Notre chambre sur la terrasse est assez difficile d’accès, l’escalier très raide et étroit ne facilite pas le passage avec nos valises mais le propriétaire vient nous aider, il a l’habitude…  
Comme nous sommes arrivés le matin, nous cherchons le bureau de l’immigration pour renouveler notre visa qui se termine à la fin du mois… bien entendu, le bureau où nous nous présentons n’est pas le bon et on nous indique vaguement où il faut se rendre. Après avoir questionné plusieurs personnes sur la direction à suivre, nous arrivons près du poste de police principal et une jeune policière nous montre le bâtiment où nous devons nous rendre, en face de leur bureau et à côté de la caserne des pompiers (important pour ceux qui devront effectuer cette démarche !).
L’art des rues : un lampadaire
fait avec des pièces de vélos
Une statue comme il y en a plusieurs
dans le centre-ville
Arrivés là, nous nous renseignons… et la personne qui normalement s’occupe de la prorogation des visas ne travaille pas aujourd’hui… nous reviendrons demain mais au moins nous savons où cela se trouve à présent. Au retour vers notre casa particular, Daniel se fait raser par le barbier de la place principale pour 3 CUC, je crois que je ne l’ai jamais vu rasé de si près ! une peau de bébé !    

Un manège pour enfants
(grande roue !)
 Nous marchons tout l’après-midi et découvrons une ville très peu touristique où la plupart des achats se font en monnaie nationale (CUP et non CUC), ce qui va nous inciter à changer demain quelques CUC en CUP à la CADECA (bureau officiel de change) afin de ne pas se faire avoir par le change fantaisiste des commerçants. 

Nous découvrons également la difficulté de vie de la population cubaine, plus apparente ici que dans les villes touristiques, les enfants notamment à la quête de stylos. Je décide d’aller en acheter pour en distribuer et nous sommes surpris par les prix prohibitifs de cet article scolaire ce qui explique que les gens ne peuvent en acheter selon leur besoin. Nous découvrons également les files d’attente démesurées devant les magasins, notamment d’articles ménagers, en fonction des approvisionnements, nous avions déjà observé ce phénomène devant les banques et tous les bâtiments administratifs mais pas à ce point devant les magasins.
Un camion-bus (wawa)
Nous dînons dans un restaurant très cubain, sans touristes mais nous n’avons pas encore de monnaie locale et c’est là que nous comprenons qu’il vaut mieux que l’on change un peu d’argent en CUP…



Le 25 novembre


Petit déjeuner sur notre terrasse et à 8 heures, nous partons à pied pour le bureau de l’immigration où nous sommes reçus par une charmante dame qui nous explique qu’il nous faut (outre nos passeports, visas et billet d’avion) 1 timbre fiscal (sello) de 25 CUC par visa et en plus il faut fournir la preuve que l’on a une assurance de voyage qui nous couvre en cas de problème quelconque… rhhhhaaaaa ! Nous ressortons donc, passons à la banque la plus proche pour nous procurer les sellos et en même temps changer quelques CUC en CUP puis prenons un bici-taxi pour aller chercher nos cartes de crédit qui feront office de preuve pour l’assurance voyage et pour retourner au bureau de l’immigration. Cette fois, nous avons tout ce qu’il faut et repartons une bonne demi-heure plus tard avec nos visas prorogés.
Nous nous dirigeons à pied au terminal de bus pour réserver notre ticket pour aller demain à Camaguey. Là, l’employé nous dit de venir demain à 8h30 et s’il y a de la place dans le bus de 9h20, nous pourrons partir, sinon, nous prendrons le suivant où celui d’après… En ressortant de la gare routière, nous prenons une moto-taxi (à noter que le taxi que nous avions pris hier nous soutenait qu’il n’y avait pas d’autre moyen qu’un taxi voiture pour se rendre au centre-ville…) qui nous conduit à notre casa pour 2 CUC et nous lui demandons de venir nous prendre demain pour notre départ vers Camaguey.
File d’attente devant un magasin d’articles ménagers
qui vient d’être approvisionné
Nous voici à présent délivrés en fin de matinée des soucis administratifs et repartons flâner dans les rues de la ville, boire un pot et décidons de marcher jusqu’au jardin zoologique où nous n’aurions jamais dû aller tellement les animaux sont parqués dans des conditions épouvantables. Ce zoo possède des espaces vides considérables et les pauvres animaux sont dans des cages toutes petites, les crocodiles n’ont même pas d’eau, les lionnes sont 3 dans un espace avoisinant les 10 m², le lion dans la cage d’à côté n’est pas mieux servi, excepté les chevaux et les ânes qui bénéficient d’espaces corrects, tous les autres animaux peuvent à peine se déplacer dans leur prison.
Nous ressortons de ce zoo, tristes et dépités par ce que nous venons de voir et rentrons à pied à notre casa où je me mets à la rédaction de ce blog.

Les coordonnées de la casa particular :
  • Casa Azul, calle Maceo n°4 entre av. de los Martires y Doll – Tél. 42434336 (escalier un peu raide avec des valises…)


Sancti Spiritus, la vieille ville



  




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