05/08 nov. – Viñales

Du 5 au 8 novembre – Viñales

La voiture d’Ivan, une vieille Chevrolet bringueballante de 1952.

Ce matin, après nos adieux à Arturo et Nora, nos hôtes, nous partons pour Viñales avec Ivan, le chauffeur de taxi « colectivo » que nous avons rencontré avant-hier. Il prendra au passage 2 coréens qui nous accompagnerons jusqu’au bout et qui l’ont fait beaucoup rire par leur comportement… masque pour se protéger de l’air circulant dans la voiture (il n’y a pas de vitre), photos et films de l’intérieur de la voiture, je sers un peu d’interprète car Ivan ne comprend pas l’anglais et les 3 heures de trajet passent assez vite.
Arrivés à Viñales, Ivan laisse les coréens près de la station de bus et nous aide à trouver une maison d’hôtes. Après lui avoir dit « adios » nous prenons possession d’une chambre chez « El Chino », charmante maison, chambre très propre mais qui se révélera bruyante à cause de la climatisation de la maison voisine, la musique incessante sur la place tout à côté et bon nombre de moustiques vont se régaler de notre peau de touristes… 
Nous allons roder un peu dans le village à la recherche d’une bouteille d’eau que nous ne trouvons pas même dans la « tienda » la plus grande du village… il est très étonnant de trouver aussi peu d’eau à acheter à Cuba, un véritable parcours du combattant depuis le début. En revanche si l’on veut une bière ou un mojito, aucun problème ! Nous n’aurons de l’eau que ce soir au dîner chez « El Chino », la première grande bouteille que l’on obtient depuis le début de notre séjour !
Dans l’après-midi, en déambulant, on rencontre Rafael, un planteur de tabac (la vallée de Viñales est le principal lieu de production de tabac), qui nous propose d’aller voir comment on fabrique un cigare et qui va tenter de nous en vendre, nous allons voir mais ne sommes pas intéressés par l’achat d’une bonne douzaine de cigares… En revanche, on accepte sa proposition de faire du cheval à travers la vallée et une heure plus tard, on le retrouve pour notre périple équestre.
Je suis trop petite pour le réglage des étriers et mes pieds ne sont pas bien calés… Rafael ne peut faire mieux que tenter de raccourcir la distance de mes pieds aux étriers par un bout de ficelle et un bout de plastique qui ne feront pas long feu… Nous chevauchons jusqu’à une grotte que nous visitons (à pied) avec un guide qui nous prend 4 CUC (pesos convertibles – prononcer « couc »), nous n’avons pas l’appoint et il n’a pas la monnaie… c’était prévisible… Un Cuc perdu plus loin, la grotte est moyennement intéressante et nous conduit au bout de 200 mètres à une piscine naturelle dans laquelle on peut se baigner, mais quand on arrive à cette fameuse piscine, aucune envie d’aller dans l’eau dans cette grotte très sombre où l’eau est tout aussi sombre bien entendu, bref on a l’impression d’être un peu « couillonnés », ce n’est pas grave.
Nous reprenons nos chevaux pour le retour, tout mon corps me fait mal, j’ai présumé de mes forces pour faire du cheval dans ces chemins parfois tellement boueux que les bêtes ont du mal à passer. Si j’ai si mal, c’est que je ne suis pas soutenue par les étriers, que je ne suis pas une écuyère formidable et que je suis extrêmement contractée sur la bestiole. En tout, plus de 3 heures sur le cheval, je vais certainement le payer pendant plusieurs jours, on verra bien.

Le dîner chez notre hôte est pantagruélique et nous avons enfin notre bouteille d’eau !

   
    

 


2e jour à Viñales 

Pendant la coupe de cheveux...
Chez El Chino, le petit déjeuner est bien, sans plus.
... après la coupe de cheveux
Quand Daniel demande au patron où il peut se faire couper les cheveux, c’est très simple, sur place ! et voilà l’employée qui arrive avec une tondeuse et c’est parti, quelques minutes après je ne reconnais plus mon mari. 
Notre chauffeur Leo
Ensuite, nous voulons prendre le tourist bus qui conduit aux principaux sites à visiter, on attend plus d’une heure et rien ne se passe… tiens donc, ce serait habituel dans ce pays ? 
A bout de patience, on se regroupe avec 2 allemands et nous prenons un taxi, négocié par la petite marchande du coin, et nous voilà partis pour le même prix qu’avec le bus avec un chauffeur adorable, Leo, lequel a la particularité de ressembler trait pour trait à notre neveu Jérôme ! Un atout supplémentaire qui lui vaudra un pourboire…
Nous visitons plusieurs sites qui seront nommés ci-dessous.


Quelques tombes et la vallée de Viñales
   

Les mogotes, buttes caractéristiques de cette vallée

  

   
    
La grotte Las Palenques – attrappe-touristes, se transforme en boîte de nuit le soir, le passage sur le chemin qui la jouxte est payant si on ne veut pas rentrer dans la grotte, pour parcourir à peine 200 mètres
  

La plantation de tabac et la fabrication des cigares
 
 

La voiture de Leo
 

El mural de la prehistoria
 
Au retour, on cherche le loueur de vélos car Daniel a l’intention de pédaler demain, quant à moi, la chevauchée d’hier a laissé des traces sur mes cuisses et je ne sais pas si je pourrai suivre, on verra bien.
Un petit mojito plus tard, nous revenons chez El Chino pour attendre le dîner (langouste au menu !) en pianotant sur l’ordinateur.
J’ai réussi aujourd’hui à me connecter un peu au réseau WiFi, non sans mal…

3e jour à Viñales.

Daniel va faire du vélo tout seul pendant que je fais une petite marche de 2 heures.
Journée tranquille, un peu de repos ne peut faire de mal… ce soir on dînera dans le village.
Nuit très agitée, c’est la fiesta tous les soirs ici et particulièrement en fin de semaine, à 2 heures du matin on n’a toujours pas fermé l’œil… demain on change de chambre d’hôtes.



Quelques voitures qui font rêver Daniel

 

4e jour à Viñales.

Après le petit déjeuner, nous changeons de maison…  c’est la haute saison et nous avons un peu de mal à trouver une chambre libre mais la propriétaire d’une maison qui affichait complet nous aide à trouver et on atterrit chez Blanca qui nous accueille très bien.
Ensuite on va louer des vélos et nous voilà partis sur les jolies routes et chemins de cette belle région. Il y a longtemps que je n’ai pas pédalé et je suis encore fatiguée du cheval… alors je souffre un peu et au bout de 3 ou 4 heures de routes pas plates du tout, je rends mon vélo alors que Daniel continue, il est plus rodé que moi à ce genre d’exercice.
Ce soir nous mangerons du poisson à la table d’hôtes et cela va s’avérer délicieux.
Demain matin on se lève tôt pour le départ vers Maria la Gorda.

Notre circuit à vélo dans les environs du mural de la prehistoria

 



 




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